Il y a des hasards troublants...
17 mai parution de "Desaparecidos" et décès de Jorge Videla

 

L'ancien dictateur argentin Jorge Videla est mort
L'ancien dictateur argentin Jorge Videla, condamné en 1985 à la prison à perpétuité pour la répression sanglante durant sa présidence (1976-1981), est mort vendredi 17 mai à l'âge de 87 ans.
Incarcéré dans une prison près de Buenos Aires, l'ancien général, fervent catholique qui faisait figure de modéré avant de prendre la tête du putsch du 24 mars 1976 contre le gouvernement d'Isabel Martinez de Peron, est mort dans un hôpital de Buenos Aires, où il avait été admis en urgence.
Privé de liberté depuis 2008, il avait d'abord été placé en détention préventive dans l'attente de ses multiples procès. Mardi, il avait été entendu à Buenos Aires lors d'une audience du procès consacré au Plan Condor, un réseau de répression des opposants créé par les dictatures militaires d'Amérique du Sud dans les années 1970 et 1980. Comme à son habitude, il avait refusé de reconnaître la justice civile.
En juillet 2012, Jorge Rafael Videla avait été condamné à cinquante ans de prison à l'issue du procès sur le vol de bébés de disparus sous le régime militaire (1976-1983). La justice avait alors reconnu l'existence d'un "plan systématique" de vols d'enfants d'opposants, un crime sans précédent dans l'histoire des dictatures. Le procès portait sur le vol de trente-cinq bébés pendant les "années de plomb", dont vingt-six ont recouvré depuis leur identité grâce aux recherches de l'association des Grands-Mères de la place de Mai.
Au cours du procès, Videla avait revendiqué, d'un ton serein et de façon méthodique, le rôle joué par les forces armées. Il avait accusé "toutes celles qui ont accouché d'être des militantes actives de la machinerie du terrorisme", ajoutant qu'elles "ont utilisé leurs enfants comme boucliers humains".
 
Le Monde.fr – 17 mai 2013
 



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